2019

La table d'observation au village du Poiré

La proposition de notre association de faire découvrir d'autres lieux-dits des bords de la Vie qui ont marqué l'histoire de la commune a été retenue pour le village du Poiré. 

Histoire et Patrimoine a proposé des photos, des documents et des légendes, fruits des recherches commencées il y a plus de dix ans. Les élus ont retenu l'idée d' implanter une table d'observation  dont les éléments lui ont été fournis. La commune a fait réaliser un panneau sérigraphié qui est désormais accessible au bord de la Vie  tout près de la meule du moulin à eau et à marées dont le Rouleau d'Apremont (1542) fait mention.  Enfouie dans la vase, elle fut retirée lors de travaux d'aménagement de la berge.

Le presbytère du Fenouiller

L'asssociation s'intéresse aux conditions d'occupation de cet immeuble communal (acquis en 1810) qui sont règlementées. Une demande de respect de la loi a été formulée auprès du maire.

Le sous-préfet des Sables nous a précisé que la commune n'est pas tenue de loger un prêtre dans cette maison et  qu'il n'existe ni bail ni convention entre la mairie et le clergé. La mairie est priée de se conformer à la loi. 

Les archives nous apprennent que chaque nouveau curé passait un bail avec la mairie depuis 1907. Depuis l'arrivée de l'abbé Fillâtre, en 1986, aucun bail n'a été signé et aucun loyer n'a été versé à la commune, contrairement aux règles rappelées par le sous-préfet. 

La question du choix d'un logement adapté à une personne seule a été posée. D'autre part, pour ce logement, comment la communauté catholique locale est-elle sollicitée alors qu'est c'est au nom de ses besoins qu'un logement a  été concédé gratuitement depuis plus de 30 ans ?

Ainsi, c'est l'ensemble des habitants qui assume la charge du logement d'un représentant d'un culte.

La population du Fenouiller a été majoritairement catholique ce qui a conduit à ces erreurs remises en cause aujourd'hui, au nom du respect de la neutralité républicaine.

Signalétique pour le Plessis-Mauclerc

 

A l'entrée de la ruelle du Plessis.

Devant la base de l'enceinte du Plessis-Mauclerc, restaurée par Bertin Marchand, avec l'accord des propriétaires, une pancarte signale désormais l'emplacement de ce logis  souvent  nommé "chateau" : la partie haute du pré que l'on aperçoit à l'arrière du mur.

Le détail de la pancarte

La fête de l'école en 2019 et l'exposition des 170 ans d'histoire

A côté des photos de classes datant de 1988 etc, les panneaux d'histoire de l'école sur l'ère de la fête de l'école

La fête de l'Ecole du Petit Prince et ses 170 ans

Histoire et Patrimoine s'associe à l'Association des parents d'élèves pour fêter le 30 ème anniversaire de la réouverture de l'école publique du Fenouiller.

Le Fenouiller se réjouit de la vitalité de l'école actuelle portée par une équipe d'enseignants motivés et par une association de parents dévoués.

A l'occasion de cette fête, sera présentée une exposition de l'histoire de notre école communale qui s'est ouverte pour la première fois en 1849, à la demande du Conseil municipal. 

Ces 170 années ont été marquées par des vicissitudes venues de familles hostiles à la République et du clergé local appuyé par des évêques. Ainsi, elle a été fermée durant une cinquantaine d'années.

Pour sa réouverture en 1988, ses défenseurs ont lutté dans un contexte défavorable, voire hostile.

On le perçoit par le fait que quatre communes voisines n'ont pas réussi à rouvrir leurs écoles publiques : St Révérend, L'Aiguillon-sur-Vie, Landevieille et Givrand.

En 2019, l'heure est l'action qui prépare l'avenir des enfants tandis que la mémoire du passé sert à nourrir la vigilance nécessaire au futur. 

La réussite d'aujourd'hui est la meilleure récompense offerte à celles et ceux qui ont lutté pour l'école publique du Fenouiller. Elle leur fait honneur.

 

 

 

Le conseil d'administration d'Histoire et Patrimoine présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année qu'il souhaite pour tous riche et fructueuse en bienfaits de tous ordres.

Le projet du port de Brétignolles soumis à de nouvelles enquêtes

Projet de port à Brétignolles : les commissaires-enquêteurs suivent le CPNS et préconisent une étude hydrogéologique

Dans la remise des conclusions des commissaires enquêteurs, il ne vous aura pas échappé que ces derniers ont demandé une étude complémentaire dans le domaine de l’hydrogéologie. En effet, le petit chapitre du dossier consacré au sujet était en réalité une étude géotechnique liée au besoin du chantier. Aucun impact hydrogéologique sur le milieu environnant n’a donc été étudié.

La déposition de notre administrateur Michel Chevalier, dont les compétences ne peuvent être contestées (découverte du fleuve Yprésis¹), constitue donc un élément déterminant de l’enquête publique qui a contraint les commissaires enquêteurs à réclamer une étude hydrogéologique complémentaire et le Préfet à en faire état dans son communiqué de presse.

Nous avons demandé à Michel Chevalier de nous exposer son argumentaire que nous allons adresser en appui d’un courrier à Monsieur le Préfet sollicitant le report de sa décision à «  la réalisation d’une étude hydrogéologique pour répondre au risque de rabattement de nappe entre le marais Girard et le bassin ».

 

Pour une étude hydrogéologique

par Michel Chevalier, docteur en géologie

 

Malgré une volonté affichée en faveur du port par certains commissaires enquêteurs, les enjeux que j’ai développés devant eux à l’occasion de l’enquête publique (EP) sur le projet de port de plaisance de Brétignolles-sur-Mer, les ont poussés à exiger une vraie étude hydrogéologique. Dans ce court exposé, je vais m’efforcer de décliner les arguments portés à la connaissance des commissaires-enquêteurs.

Site remarquable

Lors des dernières glaciations, la mer s’est retirée bien au large, le site a fonctionné comme celui de St Gilles Croix de Vie, de Pornic ou de bien d’autres. La présence d’un fort ruissellement dans un socle très fracturé a créé des affouillements conséquents, environ -60m pour l’estuaire de la Loire -15 m pour l’estuaire de la Vie, – 10 m pour celui de la Normandelière.

Quand le niveau de la mer a remonté, la puissance alluvionnaire a comblé certains estuaires comme de celui de l’Auzance près des Sables d’Olonne, celui du Veillon et aussi celui de la Normandelière. Plus au nord, la puissance d’un fleuve, la Vie, la Loire, le ria de Pornic, a permis de résister à la poussée de l’envasement.

L’observation géographique témoigne donc d’une présence d’un cours d’eau de puissance suffisante pour déblayer les roches en place.

La géologie

Sur le plan géologique, les levées cartographiques comme celles de Madame Ters (éminente géologue qui a cartographie la Vendée), indiquent des plans fracturés d’Est en Ouest, associés pour certains à une zone de subduction (terme défini quand deux plaques tectoniques s’affrontent). Le volcanisme s’y développe dans un massif très fracturé. En ce sens, l’étude géotechnique jointe au dossier d’EP, le confirme en attestant de roches fracturées riches en eau. L’étude hydrogéologique ancienne de la carrière de Brethomé, absente du dossier d’étude d’impact, témoigne aussi d’un milieu fissuré riche en eau.

Quelles conséquences de l’absence d’étude exhaustive dans le domaine ?

Conscient de la présence d’eau dans cet estuaire fossile, le porteur de projet propose de poser en surface un ruban étanche autour du port pour limiter les écoulements. Mais comme décrit précédemment, cet investissement risque fort d’être inutile, les écoulements d’eau se faisant plus en profondeur. Le système fonctionne comme une passoire dont on viendrait seulement à obstruer les trous de la collerette, en surface !

En définitive, le creusement aurait donc pour effet de soutirer toute l’eau du site ; la zone humide serait aussi asséchée, ceci ajouté au comblement de la carrière de Brethomé remplie d’eau actuellement. Tout le secteur, bien au delà du site de la Normandelière risque d’être déséquilibré : perte d’eau sur le lac du Jaunay, assèchements des puits, etc ) ?

La mesure du potentiel à travers une étude hydrogéologique exhaustive ?

Cette étude hydrogéologique aurait dû être commencée depuis longtemps car les observations nécessitent du temps pour recouvrir des périodes de basses et hautes eaux. Il faut donc, au moins deux ans de constats et de mesures. L’étude est aussi coûteuse (300 à 500 000€) car les phases de cartographie, de reconnaissances géophysiques, de sondages profonds avec pose de piézomètres, de pompages, de modélisation, sont nécessaires pour aboutir à de réelles conclusions.

Conséquences

Sur le plan moral et de la responsabilité individuelle, l’absence de mesures d’impact sur le plan hydrogéologique qui pourrait aboutir à l’assèchement de tout un territoire, peut être lourde de conséquences tant sur le plan financier que social, la ressource en eau étant un bien précieux pour l’humanité qu’il nous faut protéger. Rappelons aussi qu’une zone humide joue un rôle de « tampon » et de « filtre » particulièrement important et que la vie y explose : la faire disparaître serait une grave erreur.

Michel Chevalier

Docteur en géologie

cf : http://cpns85.fr/

 

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Commentaires

14.02 | 10:27

Bonjour, que cherchez-vous exactement à leur sujet ? Leurs parcours militaires ou autre chose ? Pour Henri Marcel, il s'agit sans doute de Henri Joseph Marcel ?

...
13.02 | 22:11

Bonjour je suis à la recherche de deux poilus Joseph Arsène duranteau et Henri Marcel duranteau. Nous avons déjà trouve comment ils étaient morts.

...
17.11 | 16:54

Volontiers nous vous aiderons dans la mesure de nos moyens. Le sujet a fait l'objet d'expos où nous l'avons détaillé avec son contexte historique. 0684257218

...
17.11 | 13:34

bonjour,
je cherche plus d' informations sur le Rouleau d'Apremont découvert au Château et n'ai pas trouvé grand chose sur internet. Pouvez-vous m'aider?

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