2019

La deuxième partie du presbytère

La partie basse du presbytère

L'association s'intéresse désormais à l'historique de la partie basse de l'ancien presbytère, située entre la bibliothèque municipale (anciennement salle St Laurent) et la partie qui était consacrée au logement des curés.

Cette maison était dotée d'un jardin à l'arrière. Elle avait été acquise par un curé au cours du XIXe siècle qui en avait fait don à la paroisse par testament en 1867. 

Le 4 novembre dernier, Histoire et Patrimoine a demandé au maire, président du CCAS, le titre de propriété qui attesterait que cette maison a été attribuée à cet organisme.

 Le même jour, la même demande a été faite au maire pour le calvaire de la montée dont le propriétaire désigné au cadastre est le CCAS du Fenouiller.

Presbytère - Clergé - Le retour à la loi

Ouest-France de ce 13 novembre s’est saisi de la lettre ouverte d’ Histoire et Patrimoine concernant le presbytère. Les investigations des journalistes permettent de dater la pseudo convention présentée par la commune à l’évêché pour obtenir la permanence d’un prêtre au Fenouiller en lui offrant la gratuité : 1986. L’auteur de cette duperie ne pouvait être autre que le maire lui-même, Henri Perrocheau.

Ni ses successeurs à la mairie ni les évêques n’ont prêté attention à la validité de ce document. Désormais, René Viaud ayant pris conscience de cet abus de pouvoir qui a trompé fénolétains et autres, envisage un autre usage de cette maison : un pôle culturel.

L’abbé Rocheteau se verrait offrir un hébergement par un privé, ce qu’ Histoire et Patrimoine avait préconisé en sollicitant les paroissiens. (Info-locale du 4 novembre)

La vigilance des citoyens est nécessaire en tous domaines. La sauvegarde des conditions de vie en société, impose le respect de la loi. Par le passé, le clergé du Fenouiller a longtemps affirmé son hostilité aux règles de la République. Il est temps qu’il adopte un nouveau comportement, aidant celui de ses fidèles.

Le cahier d'histoire n° 7 en 2020

La question nous est posée régulièrement : " quand paraitra le cahier n° 7 ? "

Nous pouvons seulement  assurer les fénolétains qu'il est en préparation et qu'il comportera des chapitres suivants :

- L’histoire des mairies aux XIXe et XXe siècles

- La dernière carrière de pierre bleue (Baudet)

- L’évolution rurale au XXème siècle en compagnie d’une famille d’agriculteurs

- Le presbytère après la Révolution française avec la liste des curés et des vicaires

avec le complément habituel : l'album photos.

En cette fin d'année, l'histoire du presbytère réserve quelques surprises et prend plus de temps que prévu, ceci entre autres choses. 

 

 

 

Ouest-France relaie l'offre d'Histoire et Patrimoine pour la recherche d'un logement pour l'abbé Rocheteau - 5 novembre

Histoire et Patrimoine a demandé au journal, dans ses Info-locales, de diffuser la recherche de logement pour l'abbé Rocheteau dans la commune du Fenouiller.  C'est fait. (ci-contre) Merci au journal.

Nous ne manquerons pas de transmetre à l'intéressé les offres dont nous aurions connaissance. 

Cf. Voir l'article ci-dessous.

L'abbé ROCHETEAU, Au dessus des lois

Lundi 4 novembre autour de 10 h 30, j’ai rencontré l’abbé Rocheteau à l’arrière du presbytère.

Je lui dis : ″comment se fait-il que tu sois là ? Tu es hors la loi !

-          Non, répond-il, je suis en règle.

-          Comment peux-tu dire ça ?

-          Au mois de juin, j’ai visité le presbytère avec le maire et un adjoint pour voir les travaux d’amélioration à faire.

-          Et alors ?

-          Depuis, on ne m’a pas dit de ne pas venir.

-          Est-ce qu’on t’a donné les conditions dans lesquelles tu pourrais venir ?

-          Non.

-          Tu trouves ça suffisant ?

-          Tu penses ce que tu veux.

-          Veux-tu venir voir le maire ?

-          Je ne te dois rien.

-          Ce qui m’importe, c’est le respect des lois de la République (et j’insiste)

-          Si tu le répètes comme ça, c’est que tu ne dois pas en être sûr

-          Tu es d’une arrogance extraordinaire !

Puis, je me suis rendu en mairie où j’ai prévenu le maire de la présence de l’abbé, pour qu’il intervienne rapidement. Il m’a dit être allé au presbytère le soir et qu’il a trouvé personne ! Je lui ai dit que c’était le moment de le rencontrer, en lui rappelant sa responsabilité.

                                                                               Paul Gateau

Lettre ouverte à l’évêque de Luçon, 4 novembre 2019

Monsieur François Jacolin, évêque,

  Notre association vouée au patrimoine du Fenouiller s’intéresse actuellement à l’histoire des immeubles communaux et naturellement à la maison désignée pour accueillir le clergé à partir de 1810.

En indiquant à l’abbé Rocheteau, prêtre auxiliaire, qu’il doit résider au Fenouiller (à la suite de l’abbé Dieumegard nommé en maison de retraite), vous lui avez ordonné d’occuper ce lieu communal qui donnait lieu à des baux avec les curés successifs.

 La convention dont vous avez fait mention pour justifier son occupation depuis 1986 n’a aucune valeur juridique, puisqu’elle n’émane pas du conseil municipal. Vous n’avez pas fourni la copie de cette pièce dont le secrétariat de mairie vous a fait la demande. Dès lors, de deux choses l’une, ou bien cette convention n’existe pas et le mensonge est avéré, ou bien vous vous rendez complice de l’auteur de cette pièce sans valeur. Il s’en est suivi une confusion : le maire actuel a cru de bonne foi à cette convention puis il a dû se rendre à l’évidence que ce document qui a permis au clergé une occupation gratuite pendant 33 ans, n’est pas fondé.

 Désormais, la volonté municipale de faire respecter la loi, laisse croire à certains fidèles ″qu’on veut mettre dehors le curé″. L’abbé Rocheteau, obéissant à sa nomination, s’est autorisé à pénétrer dans le presbytère en y installant quelques meubles, avec l’aide de paroissiens ; ceci, sans autorisation du conseil municipal qui aurait fixé les conditions de cette occupation.

Vos actes et votre silence créent un trouble que nous vous demandons de bien vouloir faire cesser en manifestant la reconnaissance de votre erreur, d’un abus de pouvoir nocif à la sérénité des relations dans notre commune.

 Votre proposition récente d’une convention pour l’occupation de cet immeuble communal signifie que vous demandez à une collectivité territoriale, abusant de votre autorité morale, de se soustraire à la règle républicaine qui implique le respect de toutes les religions sans en privilégier aucune.

Votre attitude résonne ici curieusement dès lors qu’un “Groupe discernements du doyenné de St Gilles-Croix-de-Vie” s’est formé dans la paroisse N.D. de la Vie, comprenant prélat, prêtre, diacres et paroissiens engagés, et s’inscrit dans la ligne tracée par le pape François. (https://baptises.fr › content › des-cathos-scrutent-lhorizon)  L’église, dit-on, est invitée à se libérer du cléricalisme, ″forme déviante de l’exercice du pouvoir, une mentalité, une culture, un discours, une manière d’être″.

 

Il vous revient de mettre fin à une situation intolérable rendue scandaleuse par le mépris des règles communes.

 Dans l’attente de votre action, veuillez agréer, Monsieur François Jacolin, nos salutations distinguées.

                                                                          Pour l’association,

                                                                            le président

                                                                          Paul Gateau

Le maire taxe la commune d'une charge pour loger le représentant d'un culte

 Après le départ de l'abbé Dieumegard, le maire a donné les clés  de l'immeuble qui a servi de presbytère à un autre prêtre, Bernard Rocheteau, pour qu'il s'y installe.  Chargé par le sous-préfet de régulariser l'occupation illégale précédente, le maire a fait le choix de l'installation d'un autre prêtre avec l'intention de soumettre  ensuite au conseil municipal, un contrat avec le diocèse, un contrat qui lui a été préparé par Bertrand de la Chanonie, chargé des finances par l'évêché. 

Ensuite, le maire ne manquera pas d'en référer à l'obligation qui lui a été rappelée par le Sous-Préfet : se mettre en conformité avec la loi de l'occupation des immeubles.   Mais il metttra les conseillers devant un fait accompli : une maison communale occupée par le représentant d'un culte. Ce choix en faveur d'un culte quelqu'il soit, aurait dû, au préalable, être débattu en conseil municipal, ce qui n'a pas été le cas. 

Une façon camouflée  d'imposer au conseil et à la commune une option religieuse, contraire aux principes républicains qui protègent la liberté des citoyens. 

Après 33 ans d'occupation illégale et gratuite du presbytère, allons-nous subir un coup de force du maire avec le clergé pour perpétuer ce qui se nomme "cléricalisme" ?

Que vont faire désormais les conseillers municipaux ? 

                                                                              1er novembre 2019

 

Le cléricalisme, un sujet d’études dans la paroisse N.D. de la Vie

Un “Groupe discernements du doyenné de St Gilles-Croix-de-Vie” s’est formé dans la paroisse N.D. de la Vie. Il a publié un article, en mars 2019: « Des cathos scrutent l’horizon »  Voir le  site https://baptises.fr › content › des-cathos-scrutent-lhorizon   -

 Reprenant les déclarations du pape François, il parle du cléricalisme, une forme déviante de l’exercice du pouvoir, une mentalité, une culture, un discours, une manière d’être.

 Pour être fidèle à l’esprit du Christ et à l’évangile, le Pape François exhorte l’Eglise à se libérer du cléricalisme.

 «… Nous devons aller de l’avant et éliminer ce danger, car le prêtre est un serviteur de la communauté, l’évêque est un serviteur de la communauté, mais ce n’est pas le chef d’une entreprise. »

Le pape nous rassure un temps en affirmant que cette maladie n’est pas l’apanage des clercs ordonnés, mais touche aussi des laïcs cherchant à s’approprier le pouvoir dans l’Église.

 Dans ce groupe de cathos de la paroisse, on trouve l’abbé Rocheteau et quelques Fénolétains dont un conseiller municipal, Michel Duranteau, aperçu lors du déménagement du nouveau locataire du presbytère.

 Est-il rassurant de voir ces personnes dénoncer le cléricalisme ?

 « Ils ont des yeuxmais ils ne voient pas » Jérémie 5 :21 

 « …ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse » Matthieu 15 :14

 

                .....DES PAROLES et DES ACTES ......

Histoire et Patrimoine propose son concours pour trouver un logement à l'abbé Rocheteau

Consultée, la paroisse n'a pas exposé aux fidèles le besoin de logement pour l'abbé Rocheteau. Le diocèse comme son clergé, a préféré compter sur la générosité des Fénolétains que  le maire n'a pas consultés, pas même son conseil municipal. 

Face à cette carence, Histoire et Patrimoine qui n'a rien contre la présence d'un prêtre auxiliaire au Fenouiller, propose sa collaboration pour recueillir les offres qui viendraient des catholiques, les plus concernés, ou de tous autres volontaires. Elle s'engage à les faire parvenir à l'évêque et au prêtre intéressé. 

Elle informera le maire des possibilités d'accueil récoltées parmi les habitants volontaires. Ceci pourrait lui éviter d'imposer à tous "sa" solution !....    

OCTOBRE - Le presbytère du Fenouiller, libre désormais. Histoire et Patrimoine propose son aide.

Après le départ de l'abbé Jean Dieumegard pour une maison de retraite du clergé, le 14 octobre, le presbytère est désormais sans occupant.

Après une rencontre avec le nouveau doyen de St Gilles,   nous avons adressé un courrier à Mr le maire du Fenouiller, le 11 octobre. En voici la copie :

Monsieur le maire,

 Le courrier du sous-préfet des Sables d’Olonne daté du 6 septembre nous informe que, pour régulariser la situation actuelle de l’occupation du presbytère, vous avez l’intention d’établir une convention avec le diocèse.

Chacun sait que la loi de 1905 ne fait pas obligation aux communes de loger un prêtre.

D’autre part, nous savons que bien des fénolétains ne comprendraient pas pourquoi leur représentant, s’engagerait en leur nom, dans une démarche qui ne respecterait pas la liberté d’adhésion à une quelconque croyance.

Notre commune manque cruellement de locaux notamment pour sa vie culturelle.  Vous nous en donnez aujourd’hui une preuve puisque vous n’avez trouvé que 60 m² pour ouvrir une bibliothèque municipale pour toute notre population où la jeunesse tient une large part. Au cœur du bourg, l’emplacement de cette maison qui logeait le curé quand le Fenouiller avait pour lui seul un desservant, offre des perspectives intéressantes pour qui a le souci du développement de la vitalité de la commune.  

 Notre association, loin de refuser la présence d’un prêtre au Fenouiller, constate que les paroissiens n’ont pas été sollicités pour le besoin d’un prêtre auxiliaire et va donc s’employer à faire connaitre la recherche d’un logement dans lequel l’évêque pourrait domicilier celui qu’il désire.

 Nous nous préparons donc à diffuser largement auprès de tous les fénolétains, l’information de cette recherche dont le clergé pourra bénéficier, nous l’espérons. Vous voudrez bien trouver ci-joint une copie du courrier adressé au curé-doyen de St Gilles-Croix-de-Vie que nous avons rencontré.

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 Le 15 octobre, Mr le maire confirme par téléphone son intention de proposer un logement à l'ancien doyen de St Gilles, agissant au nom de ses fonctions dans le service public. 

Le courrier du 11 octobre au curé-doyen Jean-Marie Bounolleau

Je vous remercie de m’avoir reçu ce mercredi 9 octobre avec Madame Biron, notre trésorière. En l’absence de réaction de la part de l’évêque de Luçon, nous voulions savoir où en sont les intentions du clergé pour l’occupation du presbytère du Fenouiller en nous adressant au responsable de la paroisse.

Nous souhaitions entendre les raisons qui vous conduisent, pour loger un auxiliaire, à vous adresser à la commune plutôt qu’aux paroissiens pour lesquels un prêtre est nommé.

Nous avons déjà demandé pourquoi, lors de la réunification de la paroisse, l’hébergement des prêtres qui lui sont dédiés n’a pas été étudié. Nous n’avons pas eu d’explication. Lors de la vente du presbytère de Ste Croix, ce souci n’était pas évident.

Vous nous avez répondu en faisant état de la coutume de loger un prêtre dans cette maison au Fenouiller. Nous avons dit que cette habitude ne crée aucun droit et que la loi de 1905 n’oblige pas les communes à loger les prêtres. En 1810, lorsque le maire a logé le curé revenu d’exil, il estimait rendre service en favorisant la présence d’un homme instruit auprès des quelques 700 habitants du Fenouiller, en quasi-totalité paroissiens et analphabètes. Le contexte social de la commune  avec ses 4700 habitants a considérablement changé à divers points de vue, y compris pour ce qui concerne la pratique religieuse. Des réajustements sont nécessaires.

On peut comprendre la sollicitude du maire actuel envers le clergé mais Il n’a aucune raison d’imposer à tous les citoyens, croyants de toute obédience et incroyants, le choix d’un lieu central dont la commune tirerait profit pour la vie culturelle locale, au bénéfice de tous. Le manque de locaux dédiés notamment à la culture nous interpelle très précisément. En 2019, la commune va ouvrir une bibliothèque de 60 m3 !

 Vous nous avez invités à tenir compte des décisions de nos représentants-élus. Nous vous avons répondu être soucieux de notre rôle, de notre devoir de vigilance : notre association a révélé l’illégalité de l’occupation de ce presbytère, une situation qui échappait à nos élus comme au clergé et à l’évêque depuis plus de 30 ans.

 Respectueux des opinions, des croyances et du désir de paroissiens d’avoir un prêtre demeurant auprès d’eux, nous sommes disposés à faire connaitre à tous les fénolétains la recherche d’un lieu de résidence pour le clergé. Nous allons nous y employer.

 Nos cahiers d’histoire locale qui ont été remis à votre prédécesseur vous donneront un aperçu du cléricalisme  vécu au Fenouiller, avec ses diverses formes d’excès de pouvoir dont les marques sont encore sensibles. Nous avons compris que vous découvrez notre commune. J’ai le plaisir de vous offrir notre dernière publication qui vous permettra de mesurer le formatage auquel nous avons fait allusion en vous quittant. Veuillez trouver ci-joint notre cahier n° 6.

                                                                                                   Paul Gateau, président 

La table d'observation au village du Poiré

La proposition de notre association de faire découvrir d'autres lieux-dits des bords de la Vie qui ont marqué l'histoire de la commune a été retenue pour le village du Poiré. 

Histoire et Patrimoine a proposé des photos, des documents et des légendes, fruits des recherches commencées il y a plus de dix ans. Les élus ont retenu l'idée d' implanter une table d'observation  dont les éléments lui ont été fournis. La commune a fait réaliser un panneau sérigraphié qui est désormais accessible au bord de la Vie  tout près de la meule du moulin à eau et à marées dont le Rouleau d'Apremont (1542) fait mention.  Enfouie dans la vase, elle fut retirée lors de travaux d'aménagement de la berge.

Le presbytère du Fenouiller

L'asssociation s'intéresse aux conditions d'occupation de cet immeuble communal (acquis en 1810) qui sont règlementées. Une demande de respect de la loi a été formulée auprès du maire.

Le sous-préfet des Sables nous a précisé que la commune n'est pas tenue de loger un prêtre dans cette maison et  qu'il n'existe ni bail ni convention entre la mairie et le clergé. La mairie est priée de se conformer à la loi. 

Les archives nous apprennent que chaque nouveau curé passait un bail avec la mairie depuis 1907. Depuis l'arrivée de l'abbé Fillâtre, en 1986, aucun bail n'a été signé et aucun loyer n'a été versé à la commune, contrairement aux règles rappelées par le sous-préfet. 

La question du choix d'un logement adapté à une personne seule a été posée. D'autre part, pour ce logement, comment la communauté catholique locale est-elle sollicitée alors qu'est c'est au nom de ses besoins qu'un logement a  été concédé gratuitement depuis plus de 30 ans ?

Ainsi, c'est l'ensemble des habitants qui assume la charge du logement d'un représentant d'un culte.

La population du Fenouiller a été majoritairement catholique ce qui a conduit à ces erreurs remises en cause aujourd'hui, au nom du respect de la neutralité républicaine.

Signalétique pour le Plessis-Mauclerc

 

A l'entrée de la ruelle du Plessis.

Devant la base de l'enceinte du Plessis-Mauclerc, restaurée par Bertin Marchand, avec l'accord des propriétaires, une pancarte signale désormais l'emplacement de ce logis  souvent  nommé "chateau" : la partie haute du pré que l'on aperçoit à l'arrière du mur.

Le détail de la pancarte

La fête de l'école en 2019 et l'exposition des 170 ans d'histoire

A côté des photos de classes datant de 1988 etc, les panneaux d'histoire de l'école sur l'ère de la fête de l'école

La fête de l'Ecole du Petit Prince et ses 170 ans

Histoire et Patrimoine s'associe à l'Association des parents d'élèves pour fêter le 30 ème anniversaire de la réouverture de l'école publique du Fenouiller.

Le Fenouiller se réjouit de la vitalité de l'école actuelle portée par une équipe d'enseignants motivés et par une association de parents dévoués.

A l'occasion de cette fête, sera présentée une exposition de l'histoire de notre école communale qui s'est ouverte pour la première fois en 1849, à la demande du Conseil municipal. 

Ces 170 années ont été marquées par des vicissitudes venues de familles hostiles à la République et du clergé local appuyé par des évêques. Ainsi, elle a été fermée durant une cinquantaine d'années.

Pour sa réouverture en 1988, ses défenseurs ont lutté dans un contexte défavorable, voire hostile.

On le perçoit par le fait que quatre communes voisines n'ont pas réussi à rouvrir leurs écoles publiques : St Révérend, L'Aiguillon-sur-Vie, Landevieille et Givrand.

En 2019, l'heure est l'action qui prépare l'avenir des enfants tandis que la mémoire du passé sert à nourrir la vigilance nécessaire au futur. 

La réussite d'aujourd'hui est la meilleure récompense offerte à celles et ceux qui ont lutté pour l'école publique du Fenouiller. Elle leur fait honneur.

 

 

 

Le conseil d'administration d'Histoire et Patrimoine présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année qu'il souhaite pour tous riche et fructueuse en bienfaits de tous ordres.

Le projet du port de Brétignolles soumis à de nouvelles enquêtes

Projet de port à Brétignolles : les commissaires-enquêteurs suivent le CPNS et préconisent une étude hydrogéologique

Dans la remise des conclusions des commissaires enquêteurs, il ne vous aura pas échappé que ces derniers ont demandé une étude complémentaire dans le domaine de l’hydrogéologie. En effet, le petit chapitre du dossier consacré au sujet était en réalité une étude géotechnique liée au besoin du chantier. Aucun impact hydrogéologique sur le milieu environnant n’a donc été étudié.

La déposition de notre administrateur Michel Chevalier, dont les compétences ne peuvent être contestées (découverte du fleuve Yprésis¹), constitue donc un élément déterminant de l’enquête publique qui a contraint les commissaires enquêteurs à réclamer une étude hydrogéologique complémentaire et le Préfet à en faire état dans son communiqué de presse.

Nous avons demandé à Michel Chevalier de nous exposer son argumentaire que nous allons adresser en appui d’un courrier à Monsieur le Préfet sollicitant le report de sa décision à «  la réalisation d’une étude hydrogéologique pour répondre au risque de rabattement de nappe entre le marais Girard et le bassin ».

 

Pour une étude hydrogéologique

par Michel Chevalier, docteur en géologie

 

Malgré une volonté affichée en faveur du port par certains commissaires enquêteurs, les enjeux que j’ai développés devant eux à l’occasion de l’enquête publique (EP) sur le projet de port de plaisance de Brétignolles-sur-Mer, les ont poussés à exiger une vraie étude hydrogéologique. Dans ce court exposé, je vais m’efforcer de décliner les arguments portés à la connaissance des commissaires-enquêteurs.

Site remarquable

Lors des dernières glaciations, la mer s’est retirée bien au large, le site a fonctionné comme celui de St Gilles Croix de Vie, de Pornic ou de bien d’autres. La présence d’un fort ruissellement dans un socle très fracturé a créé des affouillements conséquents, environ -60m pour l’estuaire de la Loire -15 m pour l’estuaire de la Vie, – 10 m pour celui de la Normandelière.

Quand le niveau de la mer a remonté, la puissance alluvionnaire a comblé certains estuaires comme de celui de l’Auzance près des Sables d’Olonne, celui du Veillon et aussi celui de la Normandelière. Plus au nord, la puissance d’un fleuve, la Vie, la Loire, le ria de Pornic, a permis de résister à la poussée de l’envasement.

L’observation géographique témoigne donc d’une présence d’un cours d’eau de puissance suffisante pour déblayer les roches en place.

La géologie

Sur le plan géologique, les levées cartographiques comme celles de Madame Ters (éminente géologue qui a cartographie la Vendée), indiquent des plans fracturés d’Est en Ouest, associés pour certains à une zone de subduction (terme défini quand deux plaques tectoniques s’affrontent). Le volcanisme s’y développe dans un massif très fracturé. En ce sens, l’étude géotechnique jointe au dossier d’EP, le confirme en attestant de roches fracturées riches en eau. L’étude hydrogéologique ancienne de la carrière de Brethomé, absente du dossier d’étude d’impact, témoigne aussi d’un milieu fissuré riche en eau.

Quelles conséquences de l’absence d’étude exhaustive dans le domaine ?

Conscient de la présence d’eau dans cet estuaire fossile, le porteur de projet propose de poser en surface un ruban étanche autour du port pour limiter les écoulements. Mais comme décrit précédemment, cet investissement risque fort d’être inutile, les écoulements d’eau se faisant plus en profondeur. Le système fonctionne comme une passoire dont on viendrait seulement à obstruer les trous de la collerette, en surface !

En définitive, le creusement aurait donc pour effet de soutirer toute l’eau du site ; la zone humide serait aussi asséchée, ceci ajouté au comblement de la carrière de Brethomé remplie d’eau actuellement. Tout le secteur, bien au delà du site de la Normandelière risque d’être déséquilibré : perte d’eau sur le lac du Jaunay, assèchements des puits, etc ) ?

La mesure du potentiel à travers une étude hydrogéologique exhaustive ?

Cette étude hydrogéologique aurait dû être commencée depuis longtemps car les observations nécessitent du temps pour recouvrir des périodes de basses et hautes eaux. Il faut donc, au moins deux ans de constats et de mesures. L’étude est aussi coûteuse (300 à 500 000€) car les phases de cartographie, de reconnaissances géophysiques, de sondages profonds avec pose de piézomètres, de pompages, de modélisation, sont nécessaires pour aboutir à de réelles conclusions.

Conséquences

Sur le plan moral et de la responsabilité individuelle, l’absence de mesures d’impact sur le plan hydrogéologique qui pourrait aboutir à l’assèchement de tout un territoire, peut être lourde de conséquences tant sur le plan financier que social, la ressource en eau étant un bien précieux pour l’humanité qu’il nous faut protéger. Rappelons aussi qu’une zone humide joue un rôle de « tampon » et de « filtre » particulièrement important et que la vie y explose : la faire disparaître serait une grave erreur.

Michel Chevalier

Docteur en géologie

cf : http://cpns85.fr/